++ Willkommen im meine fanfic++¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯

++● Willkommen im meine fanfic++¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
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Bonjour. J'ai décidé de refaire la présentation, ainsi que corriger toutes les fautes d'orthographes, car j'ai remarqué au début de l'histoire il y en a pas mal... Bref. J'ai créer cette fiction, ainsi que tous les personnages, un soir d'Eté, il y a presque un an, un certain 27 juillet 2007... Je me rappelle, je l'écrivais parfois jusqu'à deux-trois heures du mat' et je me faisais souvent surprise & engueulée ; mais jamais je n'aurais pensé aller aussi loin dans l'histoire. C'est sûr, il y a eut de grands moments de flous, je n'arrivais plus à écrire ou je n'avais plus tellement le temps ou même j'avais d'autres problèmes à régler à côté ; mais je n'ai jamais autant vécu ce que j'écrivais. Cette histoire, je ne l'invente pas, je la vis. Les mots coulent à flots, lorsque je les trouve. & j'espère bien que cette fiction vous fera rêver, que vous la vivrez, ressentirez jusque dans vos tripes ce que ressentent les personnages (auquels je me suis mine de rien attachée). Cette fiction n'a rien de particulier, pas de grands drames dans le Tome 1, à part peut-être le passé de la personnage principale, juste une belle histoire d'amour & d'amitié. Dans le Tome 2, ce sera différent. Mais j'espère malgré tout que les premières lignes retiendront votre attention et que vous lirez jusqu'au bout. J'accepte tous les amis mais il serait sympas de laisser son avis... Préféré, je choisis. Pubs effacées. Je préviens de la suite tout ceux qui auront laisser un/des commentaire(s) sur le dernier chapitre en ligne. Je veux des avis, critiques ; positifs ou non mais surtout : justifiez. Voilà je crois avoir tout dit.

Cette fanfic sera uniquement sur Bill, Tom... et une fille bien sûr !
(c'est pas d'la préférence, c'est juste qu'ils m'inspirent plus...)
Georg & Gustav apparaîtront aussi, mais durant le Tome 2.


Bonne lecture !


Tome 1 ; Bill & Justine : 24/24 chapitres publiés + prologue&épilogue. (71 pages word)
Tome 2 ; Perdus : en cours d'écriture sur word.


Tome 1 achevé & publié.

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O M E..1 : Bill & Justine.


Prologue :
Dans un pensionnat, quelque part en Allemagne.

-- Cela faisait un mois. Un mois qu'il était dans ce pensionnat. Un mois, et il en avait déjà marre. Il détestait cet endroit. Déjà, il était bizarre et vieux. Tout délabré. Ensuite, il haïssait les uniformes. Il n'y avait que le soir, après les cours, et le week-end qu'il pouvait l'enlever. Il devait le supporter toute la journée et en plus, il était moche. Et enfin, les profs... En même temps, c'était pas nouveau. Ils n'aimaient pas la façon qu'il avait de s'habiller lorsqu'il ne portait pas l'uniforme et ils ne rêvaient que d'une chose : lui couper ses dreads locks et lui arracher son percing à la lèvre inférieure. Et surtout, ils ne supportaient pas le look androgyne de son frère jumeau, Bill. Oui, décidément, Tom détestait tout dans cet endroit. Sauf les filles. Et une en particulier, qui l'intriguait...
-- Bill. Deux percings, un à l'arcade, l'autre à la langue. Un look androgyne, qui ne plait pas forcément à tout le monde. Anticonformiste et indépendant. Sensible aussi. Lui, il se fichait de cet endroit, du moment qu'il était avec Tom. Cette fille, il l'avait remarqué dès le premier jour avec son jumeau. Il la trouvait irrésistible et adorable. Le premier jour, ils étaient en classe et le prof était en train d'expliqué certaines choses concernant les cours et le pensionnat tout en marchant. Il avait malencontreusement trébuché contre un sac et s'était retrouvé étalé de tout son long par terre. Personne n'avait osé rire... Sauf elle. Elle s'était écroulée de rire sur la table. Elle avait tenté, tant bien que mal, de se retenir, mais le fou rire était trop intense. Son rire était si entraînant que toute la classe avait suivi et elle avait été envoyée chez le proviseur. Quelques jours plus tard, ils avaient apprit qu'elle s'appelait Justine.
-- Justine. Elle avait les cheveux noirs, parfois lisses, parfois bouclés, arrivant jusqu'aux épaules, avec une frange dans laquelle elle aimait souffler pendant les cours ou lorsqu'elle ne faisait rien. De beaux yeux verts et jaunes pétillant dans lesquels brillaient la joie de vivre et l'innocence. Elle n'était ni belle, ni moche, mais elle avait beaucoup de charme ; et elle attirait de nombreux garçons, dont les jumeaux, mais elle était trop naïve et innocente pour s'en rendre compte. Elle s'habillait souvent farfelue, l'étant elle-même, et elle aimait provoquer ses profs. Très déconneuse, et pipelette, elle faisait beaucoup rire ses ami(e)s et elle était remplie d'énergie. Elle aimait aller parler aux gens, qu'elle les connaisse ou pas. Elle détestait qu'on la regarde dans les yeux, çà la faisait rougir et la mettait mal à l'aise. Elle avait peur du noir, et elle détestait lorsque le soir venait et qu'il fallait se coucher... D'ailleurs, il était rare qu'elle dorme...

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# Posté le mardi 31 juillet 2007 13:28
Modifié le jeudi 31 juillet 2008 04:30

*++Chapitre 1++*

*++Chapitre 1++*
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Dans le pensionnat, dernier cours de la journée.

- Monsieur Tom Kaulitz, serait-il possible de suivre le cours ? Et pourriez-vous, je vous prie, arrêter de regarder mademoiselle Justine ?! Depuis le début du cours vous ne cessez de la fixer... Auriez-vous peur qu'elle ne s'envole ?

-- Son ton était sarcastique et ironique, digne d'un prof d'allemand. À l'évocation de son prénom, Justine leva la tête de son cahier, dans lequel elle dessinait, et se retourna pour voir qui était ce fameux Tom Kaulitz qui la regardait « depuis le début du cours ». Ils échangèrent un regard et se sourirent.

- Alors ?! J'attends votre réponse ! insista-t-il.
- Vous savez, monsieur, intervint-elle, on est jamais à l'abri d'un coup d'vent... Ça arrive vite ces choses-là !
- Ah oui oui, approuva Tom, un coup d'vent et hop ! On ne s'en rend compte que trop tard. C'est terrible !

-- Quelques élèves ricanèrent, les autres n'osèrent pas. Le prof leurs lança un regard noir et Justine se mordit la lèvre pour ne pas éclater de rire. C'était trop hilarant.



- Taisez-vous ! Et vous deux, arrêtez de faire vos malins, parce que vous allez pas rire longtemps ! Justine, ce n'est pas à vous que je parlais alors cessez de ramener votre fraise ! Surtout pour dire des choses aussi stupide ! Et vous, Tom, vous n'êtes pas plus intelligent qu'elle à approuver ce qu'elle dit ! Alors maintenant vous vous calmez tout de suite ou je vous envoie chez le proviseur !
- Bien monsieur...
- Et Justine, retournez-vous !
- Ah euh... Oui, d'accord !

-- Une demi-heure plus tard, la sonnerie retentit, annonçant la fin des cours. Justine s'étira en regardant la note qu'elle avait eu au dernier contrôle. Bof', y'a mieux, mais c'est déjà pas mal, vu les difficultés qu'elle a pour ce cours.

- Ju', tu viens ? l'appelèrent ses amis
- Oui, j'arrive, répondit-elle en rangeant ses affaires.
- Justine, venez à mon bureau, l'interpella le prof.

-- Elle balança sa trousse dans le fond de son sac avec le reste de ses affaires en se demandant ce que le prof pouvait lui vouloir. Sûrement à propos de ce qui c'était passé. Elle s'approcha du bureau, légèrement mal à l'aise.

- Qu'est-ce qu'il y a monsieur ?
- Arrêtez d'être insolente. Les professeurs et moi-même en avons plus qu'assez de votre manque de respect. C'est un pensionnat ici, pas une garderie... Vous êtes d'une gaminerie !
- ...
- Vous pouvez vous en aller maintenant.
- Au revoir monsieur.

-- Elle se dirigea vers la sortie, perdue dans ses pensées. Elle fronça les sourcils et se tourna brusquement vers le prof.

- Vous savez... J'ai 17 ans, pas 25, ou 35. Je profite de ma jeunesse, c'est tout. Et peu importe que j'aie l'air d'une gamine ou pas, du moment que je m'éclate... Pour moi l'important c'est de vivre à la seconde, comme si j'allais mourir le lendemain ou la minute suivante. J'ai pas encore l'âge pour être « mature ».
- Vous me fatiguez..., dit-il d'un ton las, sortez maintenant.

-- Elle sourit puis sortit précipitamment de la salle, bousculant Bill au passage.

- Désolée...
- Pas grave.

-- Elle sourit à nouveau et ses joues s'empourprèrent un peu lorsqu'elle reconnut celui qui était avec Bill. C'était lui qui la regardait en cours. Et celui qu'elle avait bousculé, c'était son jumeau. Apparemment. Ils ne se ressemblaient pas vraiment. Elle se demanda quel genre de personnalité ils avaient, ils étaient assez extravagants comme garçons... Très extravagants en fait. Mais ça lui plaisait, car eux au moins avaient de la personnalité.
-- Elle croisa leurs regards puis partit dans le couloir. Ils voulurent en profiter pour marcher à ses côtés et discuter avec elle, mais un autre garçon fut plus rapide et passa son bras autour de ses épaules. Il s'appelait James et tout le monde le connaissait. À vrai dire, c'était le gars le plus « populaire » du pensionnat, les filles, ou du moins la plupart, étaient raides dingues de lui. Il était grand, beau, musclé et sûr de lui. Trop sûr de lui. Il en devenait vantard et arrogant.

- Salut ma belle !
- Salut.
- J'voulais savoir... T'as un petit-ami ?
- Non. Euh... Pourquoi ?
- Ça te dirait d'avoir le plus beau mec du pensionnat comme petit-ami ?


-- Elle s'arrêta net au milieu du couloir et se tourna vers lui. Il n'était pas seulement le plus beau, il était aussi le plus débile, se dit-elle. N'empêche qu'elle était vachement mal à l'aise... Il lui fit un sourire charmeur et la regarda dans les yeux, ce qui la fit rougir.

- Alors ? la pressa-t-il.
- Euh... Ben euh... C'est à dire que..., elle se mit ensuite à murmurer, t'es pas trop mon genre de mec...
- Hein ? Quoi ? J'ai pas entendu... Fais pas ta timide, tu peux le dire à voix haute que tu m'aimes, sourit-t-il, sûr de lui.
- Ouhla euh..., paniqua-t-elle, t'emballes pas trop ! C'est vrai que tu es beau et musclé mais euh... T'es pas trop mon genre de mec quoi...
- C'est à dire ?
- Ben c'est à dire... T'es un peu trop vantard à mon goût, des fois ça fait rire mais d'autre fois c'est lourd. Et puis j'suis peut être naïve, mais pas à ce point. Je connais ta réputation : tu couches avec les filles et tu les laisses tomber ensuite. J'te dis pas mon avis là dessus hein...
- Qu-quoi ?! s'énerva-t-il. Tu veux que j'te dise ?! Toutes ! Elles rêveraient toutes d'être à ta place !
- Toutes, sauf une : moi !

-- Elle partit sans même se retourner. Les autres élèves autour d'eux s'étaient arrêtés et avaient assisté à toute la scène. Ils regardaient James avec amusement.

- Quoi ?! cracha celui-ci, vous voulez ma photo ?

-- Quelque peu humilié, il partit à son tour. Les élèves retournèrent à leurs habitudes, certains plaisantant, d'autres parlant de la scène qui venait de se passer sous leurs yeux. Parmis eux, Bill et Tom.

- T'as vu comment elle l'a jeté ?
- Oui, j'ai vu, Bill. Elle a du caractère !
- Il faudrait qu'on lui parle.
- Sûr. Elle est drôlement mignonne.


-- Bill sourit. Son frère n'avait pas tord. Il se rappela le regard qu'ils avaient échangé quelques minutes plus tôt, avant que James ne l'aborde. Il avait été captivé par son regard profond et l'innocence qui y régnait. Pourtant, il était sûr qu'elle n'était pas si innocente que ça... Cela avait duré à peine plus de quelques secondes, mais il s'en souvenait parfaitement.
-- Ils rentrèrent dans le dortoir réservé aux garçons de leurs classes et retirèrent leurs uniformes pour enfiler leurs vêtements de tous les jours. Les jumeaux l'enlevèrent avec un soupir de soulagement. Ils ne s'y feraient décidément jamais...


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# Posté le samedi 04 août 2007 10:31
Modifié le dimanche 06 juillet 2008 13:55

*++Chapitre 2++*

*++Chapitre 2++*
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Trente minutes plus tard...

-- La salle d'étude. Les élèves s'y rendent le soir, après les cours. Ils doivent y effectuer, durant une heure et demi, une série d'exercices mis au point par les profs pour leurs permettre de revoir et retravailler les cours de la journée.
-- Lorsque les jumeaux y entrèrent, il n'y avait pratiquement personne, pas même Justine. Ils profitèrent du fait que les tables du fond étaient libres pour aller s'y asseoir. Ils déposèrent leurs sacs à côté de leur table et Bill voulut se lever pour aller chercher les feuilles d'exercices posées sur le bureau, mais Tom le retint.

- Non, attends. Laisses, j'y vais.

-- Il sourit malicieusement et montra à son frère ce qu'il tenait dans la main. Un sourire illumina le visage de celui-ci et il hocha la tête. Tom s'approcha du bureau, le contourna et posa une punaise sur la chaise de sorte que le prochain qui s'y asseye, c'est à dire le surveillant qui devrait bientôt arriver, soit piqué aux fesses. Il se mit ensuite face au bureau et commença à prendre les feuilles d'exercices lorsque plusieurs éclats de rire retentirent... La porte s'ouvrit à nouveaux, faisant apparaître Justine et ses amis. Elle lui sourit et ils s'installèrent sur plusieurs tables.

- Un, deux, trois... Huit ! J'prend huit feuilles.

-- Il prit son temps pour prendre les papiers, décidé à l'attendre et à saisir l'occasion pour lui parler. Elle murmura quelque chose à voix basse à l'une de ses amies qui rigola puis s'approcha à son tour du bureau. À la surprise de Tom, elle le contourna et fouilla dans les tiroirs.

- Pinaize mais où est ce foutu... Ah bah le v'là ! s'exclama-t-elle en brandissant fièrement une grande baguette en bois.

-- Elle joua un moment avec, le faisant tourner et retourner entre ses doigts, puis elle imita grossièrement les profs. Ses amis riaient de ses pitreries et jouaient les rôles des élèves sages ou non. Elle s'arrêta rapidement et sembla s'ennuyer. Elle réfléchit en fronçant le nez puis elle s'étira tout en baillant et poussa la chaise avec son pied. Tom fit de grands yeux : sur la chaise, il y avait la punaise et elle comptait s'y asseoir ! Il mit sa main pour tenter de retirer la punaise avant qu'elle ne s'assoie dessus et ne se fasse mal...

- Attention, y'a une... AÏE ! hurla-t-il.

-- Trop tard : elle s'assit sur sa main et la punaise s'y enfonça. Il cria de douleur et elle se releva brusquement. Elle mit la main devant sa bouche.

- Oh... J'suis désolée... J't'aie fais si mal que ça ? s'inquiéta-t-elle.
- Non mais..., lui dit-il entre ses dents, y'avait une punaise sur la chaise...
- Oh mein Gött ! J'suis trop désolée... Oh lala... Fais voir.


-- Il lui montra sa main et se mordit la lèvre inférieure de douleur. La punaise avait l'air d'être profondément enfoncée, mais on pouvait encore l'enlever. Justine lança un regard paniqué à Tom.

- J'suis vraiment désolée...
- Tu pouvais pas savoir.
- Merde Tom, sa va ?
accourut Bill.
- Super. J'ai même pas mal, ironisa celui-ci.
- Arrêtes de déconner et fais-voir ta main.

-- Bill lui prit la main ce qui fit arracher un autre cri de douleur à son jumeau. Il ramena sa main contre lui en grimaçant.

- Putain, Bill ! La délicatesse, tu connais ?! gueula Tom.
- Oups...
- Bah oui « oups »,
ronchonna-t-il.
- Viens, j't'emmène à l'infirmerie, proposa Justine, on va pas laisser ce truc dans ta main quand même...
- Oui, bonne idée !
approuva Bill, euh... Moi j'viens pas... Tu m'connais Tom hein... J'ai pas très envi d'voir ça.
- Oui, j'te connais. T'es une vraie tapette.
- Non. Je suis sensible. C'est pas pareil.


-- Justine éclata de rire et Bill lui sourit. Son rire était joyeux et terriblement entraînant. Son petit nez se fronçait à chaque éclat de rire et ses yeux pétillaient. Tom tenta de la regarder dans les yeux mais elle prit soin d'éviter son regard.

- Je déteste qu'on me regarde dans les yeux, ça me met mal à l'aise...

-- Elle prit la direction de la porte sans rien dire et il la suivit. Ils marchèrent côte à côte en silence jusqu'à l'infirmerie. Il chercha un sujet à aborder ou du moins quelque chose d'intéressant ou marrant à dire, mais rien ne lui vint à l'esprit. Et elle, qui d'habitude était si bavarde, ne trouvait pas grand chose à dire non plus. Elle trouvait d'ailleurs ce silence pesant, et, lorsqu'ils s'assirent sur un banc en attendant que l'infirmière daigne remarquer leur présence, elle décida de prendre les choses en main.

- J'aime pas les blancs, ça me met mal à l'aise...
- Beaucoup de choses te mettent mal à l'aise dis donc,
plaisanta-t-il.
- C'est vrai, admit-elle en rigolant.
- Et y'a d'autres choses qui te mettent mal à l'aise ?
- Je sais pas... Le fait qu'un garçon me regarde pendant le cours d'allemand sans que je sache pourquoi me met peut être un peu mal à l'aise...,
sous-entendut-elle en souriant.
- Peut être que ce garçon te regarde car il voudrait faire ta connaissance mais qu'il ne sait pas comment s'y prendre...

-- Il lui fit un de ses sourires en coin et un de ses regards qui feraient craquer n'importe quelle fille. Tom était un tombeur, c'était évident, mais Justine se demandait s'il n'y avait pas un peu de sincérité dans ce regard... Elle lui rendit son sourire en se disant qu'elle devrait vérifier sa sincérité.

- Bon alors les enfants, qu'est-ce qui vous amène ?

-- Justine sursauta. Elle n'avait ni vu, ni entendue l'infirmière sortir de son bureau. C'était une petite femme un peu enveloppée, mais vraiment très gentille. Elle leurs sourit avec bienveillance, attendant leur réponse.

- Bonjour madame. On a eu un petit problème...

-- Tom montra sa main à l'infirmière qui grimaçât. Elle demanda comment il s'était fait ça. Ils échangèrent un regard, ne sachant que répondre. Ils n'allaient tout de même pas dire que Tom l'avait posé sur une chaise dans l'espoir que le surveillant s'y asseye et se pique les fesses !

- Ben en fait, improvisa Justine, je voulais faire une annonce et j'avais besoin d'une punaise pour l'accrocher au panneau... Mais en attendant, je l'avais posé sur une table...
- Et j'ai mis ma main dessus, ne l'ayant pas vu,
compléta Tom.
- C'est malin ça ! Tom, viens avec moi, je vais te soigner ça. Et Justine, tu as trois possibilités : soit tu retournes en salle d'étude, soit tu restes ici pour attendre Tom, soit tu rentres avec nous.
- Je rentre avec vous. C'est quand même de ma faute ce qui est arrivé...


-- Elle fit un clin d'½il à Tom et entra à sa suite. Ils s'assirent sur des chaises pendant que l'infirmière fouillait dans son armoire. Elle en sortit une pince à épiler, du désinfectant, des cotons, et un bandage.

- Euh... Juste pour savoir... Ça va faire mal ? s'inquiéta-t-il.
- J'vais pas te mentir : oui.
- Mein Gött...


-- Elle posa les ustensiles sur le bureau puis se lava les mains. Elle prit ensuite une chaise et s'installa en face de Tom en retroussant ses manches. Elle commença à approcher la pince de sa main lorsque celui-ci s'agita et la stoppa.

- Stop ! Je suis pas prêt psychologiquement !
- Oh mais dis donc t'es un homme ou pas ?
- C'est vrai qu'en y réfléchissant bien...
- Alors c'est parti mon coco. Plus vite se sera fait, plus vite tu guériras !


-- Il se mordit la lèvre inférieure et prit la main que Justine lui tendait. Elle était fine et douce. Il la serra dans la sienne.

- Si tu as mal, sers-la très fort, lui expliqua-t-elle, les yeux brillants d'inquiétude.

-- Il ressentit tout à coup une vive douleur dans la main qui le fit jurer et il serra aussi fort qu'il put la main de Justine qui se mordit la lèvre inférieure en fermant les yeux.


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# Posté le mardi 07 août 2007 12:32
Modifié le dimanche 06 juillet 2008 15:02

*++Chapitre 3++*

*++Chapitre 3++*
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Tard dans la nuit...

-- Un éclair illumina le dortoir. Un énorme coup de tonnerre résonna dans le pensionnat. Justine se réveilla en sursaut. Elle s'assit sur son lit et ouvrit les yeux. Elle tenta d'apercevoir quelque chose mais le noir était total. Un autre éclair. Elle referma aussitôt les yeux. Elle avait peur de ce qu'elle verrait. Il n'y avait rien bien sûr, à part les filles de sa classe qui dormait encore profondément, mais Justine croyait aux fantômes. Enfin, c'était peut être stupide, mais cet endroit était vraiment très vieux et il s'y était passé beaucoup de choses. Et la nuit, le pensionnat était terrifiant. Oui, Justine avait peur la nuit...


-- Un autre coup de tonnerre retentit, la faisant violemment sursauter, et elle se précipita vers la porte. Elle sortit du dortoir et se retrouva dans le couloir. Au bout de ce couloir, le dortoir des garçons de sa classe. À quelques pas, les toilettes. Un éclair illumina le couloir et elle rentra dans les toilettes réservées aux filles. Elle y alluma la lumière. Elle se regarda dans le miroir et s'aspergea le visage d'eau glacée. Elle ne prit pas la peine de s'essuyer, laissant l'eau dégouliner sur ses joues et son cou. Elle s'assit ensuite contre le mur et se prit la tête dans les mains. Il fallait qu'elle arrête d'avoir peur. Elle détestait le noir, elle en avait peur et elle avait toujours l'impression d'être vulnérable...
-- Elle sursauta lorsqu'elle entendit quelqu'un entrer dans les toilettes pour garçons. Elle ne bougea pas pour autant. Elle pensa. Il y eut un autre coup de tonnerre et la lumière des toilettes vacilla. Elle garda les yeux fixés dessus comme pour essayer de la persuader de rester allumée. Elle entendit la porte des toilettes des garçons s'ouvrir à nouveau et quelqu'un en sortir. Elle attendit sans bruit durant quelques secondes, espérant entendre la personne retournée dans son dortoir, mais elle n'entendit rien. Elle perçut du bruit derrière la porte et celle-ci s'ouvrit, faisant apparaître la tête de...

- Bill ???
- Justine ???
- Appelle moi Ju', c'est plus joli. Qu'est-ce que tu fais ici ?
- L'orage m'a réveillé et j'ai eu envi d'aller aux toilettes,
dit-il, un peu gêné, et après quand j'suis sorti j'ai vu de la lumière à travers la porte et j'me suis demandé qui y était. Et comme je suis curieux, j'ai ouvert la porte pour regarder.
- Ah.
- Et toi, qu'est-ce que tu fais ici, assise par terre ?
- J'ai peur du noir et de l'orage, alors je suis venue m'enfermer ici...
- Tu veux que je reste avec toi ?
- Oh euh... Ben si tu veux.


-- Il rentra et ferma la porte. Il était en boxer et T-shirt. Il était vraiment très maigre, se dit Justine. Il s'assit à côté d'elle en lui souriant.

- Merci.

-- Elle lui sourit à son tour. Au moins, elle n'était plus seule et ils allaient pouvoir faire connaissance. Un coup de tonnerre retentit, elle sursauta et la lumière s'éteignit.

- Merde.
- Coupure de courant.
- Oui. J'espère que ça va pas durer longtemps...
- Moi aussi.
- Tu restes avec moi hein ?
- Mais oui,
la rassura-t-il en rigolant.
- Nan mais parce que maintenant qu'on est dans le noir... J'suis un peu trouillarde, tu vois.
- Oui j'vois ça,
rit-il.
- Rigoles pas. C'est pas drôle. J'ai vraiment peur.
- Mais je suis là.


-- Elle soupira et ferma les yeux. C'est sûr, heureusement qu'il était là. Elle se demanda comment elle aurait réagit si elle avait été toute seule. Elle sentit Bill s'agiter à côté d'elle. Il se demandait de quoi ils allaient bien pouvoir parler.

- Ça fait combien de temps que t'es dans ce pensionnat ?
- C'est ma troisième année,
lui répondit-elle, je suis là depuis que mes parents sont morts...
- Oh. Désolé.
- Tu pouvais pas savoir. Ils sont morts dans un accident de voiture. J'y étais moi aussi... Mais j'ai survécu... Depuis, j'habite chez ma tante.
- Et... Euh... C'est pas trop...
- Dur ? Non. Au début, je m'en voulais vraiment, je craquais pour un rien, je faisais une dépression. Mais j'ai vu un psy et maintenant ça va beaucoup mieux. T'as pu le voir par toi-même,
sourit-elle.
- En effet, tu es pleine de joie !
- Pas tant que ça quand même,
rit-elle. Et toi ? T'es arrivé cette année avec ton frère, non ?
- Oui. Et on aime pas vraiment cet endroit à vrai dire... À part peut être les filles.


-- Elle rit une nouvelle fois. Cette nuit-là, ils parlèrent beaucoup et chacun put apprendre à connaître l'autre. Ils se rapprochèrent. Ils rirent, parlèrent, se confièrent. Ils ne dormirent pas beaucoup. Mais ils avaient au moins pu faire connaissance.

Le lendemain, premier cours de la journée, en allemand.

- Dis donc c'est de famille ou quoi ? Monsieur Bill, auriez-vous l'obligeance d'arrêter de regarder mademoiselle Justine ? Quand c'est pas l'un, c'est l'autre ! Justine, qu'est-ce que vous leurs avez fait pour que... Justine ? Justine, réveillez-vous !!

-- Son voisin lui mit un coup de coude dans les côtes et Justine se réveilla en sursaut. Ce jour-là, elle avait les cheveux lisses et elle s'était faite deux couettes hautes en faisant partir des mèches un peu partout, lui donnant l'air déjanté. Elle ne remarqua pas le prof qui la regardait et s'étira en baillant. Son voisin lui mit un autre coup de coude dans les côtes.

- Quoi ?! s'exclama-t-elle en murmurant.

-- Il lui fit un signe de la tête en regardant derrière elle et elle se tourna vers le prof. Elle lui fit un petit sourire désolé.

- Bonjour monsieur... Vous allez bien ? dit-elle avec un faux semblant d'entrain.
- Chez le proviseur.
- Oh non monsieur s'il vous plait j'suis trop désolée ! C'est juste que cette nuit y'a eu de l'orage et j'ai pas réussi à dormir ! Promis, ça se reproduira plus ! Mais s'il vous plait pas chez le proviseur !
- Bon d'accord, mais je vous change de place. Je veux que vous soyez plus près pour que je puisse vous surveiller... Alors, vous allez aller à côté de...


-- Son regard circula vers les tables de devant et vers celles du milieu. Justine croisa les doigts pour tomber sur quelqu'un qu'elle aime bien et pas sur...

- James. Vous allez aller à côté de James, je suis sûr qu'il sera vous réveiller.
- Oh non...,
murmura-t-elle.
- Il y a un problème ? Si vous n'êtes pas contente, vous pouvez toujours aller chez le proviseur.
- Non ça ira.


-- Elle prit ses affaires et les déposa sur la table de James. Elle s'assit à côté de lui sans même lui accorder un regard. Le prof reprit son cours et elle dessina sur son cahier en l'écoutant d'une oreille. Lorsqu'il eut le dos tourné, elle s'étira et se frotta les yeux. Elle était fatiguée et encore un peu endormie. Elle se retourna et regarda les jumeaux en souriant. Tom avait un bandage à la main sur lequel il faisait des graffitis et Bill... La regardait. Il lui fit un sourire trop craquant et elle rougit en se retournant. Elle souffla dans sa frange en souriant. Une main se posa sur sa cuisse et elle sentit un souffle dans son oreille. Elle retira d'un coup sec la main et poussa James.

- Nan mais ça va pas !
- J'te disais juste bonjour ma belle.
- Ouais ben bonjour. Mais ça serait bien que tu le fasses sans me toucher si tu vois c'que j'veux dire...
- Je sais pas... J'aime bien te toucher,
lui murmura-t-il en reposant sa main sur sa cuisse.
- Beurk. Enlève-moi tes sales pattes de là, dit-elle en retirant une nouvelle fois sa main.

-- Elle écarta sa chaise de la sienne et reporta son attention sur son dessin. Il approcha son visage du sien avec un sourire charmeur en passant son bras autour de sa taille. Il lui chuchota des mots à l'oreille.

- Tu sais, tu es vraiment très séduisante. Tu me plais beaucoup.
- Ah. Euh... Ben merci,
rougit-elle, mais c'est pas vraiment... Réciproque tu vois... Désolée.
- Il faudra qu'on parle tout à l'heure.
- Ok.


-- La sonnerie retentit et elle rangea précipitamment ses affaires. Elle voulait s'éloigner le plus vite possible de James. Le fait qu'il la touche et qu'il lui parle comme ça l'avait un peu perturbée... Elle sortit de la salle sans attendre ses amis. Il fallait qu'elle réfléchisse.

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# Posté le vendredi 10 août 2007 13:48
Modifié le dimanche 06 juillet 2008 15:01

*++Chapitre 4++*

*++Chapitre 4++*
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Le soir, après le repas.

-- Justine sortit du réfectoire avec ses amis en riant. Ils s'assirent tous ensemble sur l'herbe et parlèrent de tout et de rien, des cours, des mecs, des filles. Justine était heureuse avec ses amis, ils étaient sympas et ils riaient souvent ensemble.

- J'crois que y'a quelqu'un qui t'attends, Ju'.
- Qui ?
- Regardes.


-- James se tenait devant eux et attendait Justine. Elle hocha la tête et se leva. Ils marchèrent côte à côte puis s'assirent derrière un arbre, là où personne ne pourrait les déranger. Elle s'assit en tailleur.

- Alors ?
- Depuis ce matin, j'ai beaucoup réfléchi...
- Ah ça c'est bon signe,
sourit-il.
- Pas vraiment. Je vais être franche. Je ne t'aime pas, j'veux pas sortir avec toi. Et j'voudrais que tu me laisses tranquille. Enfin, on peut être ami, mais j'veux pas que tu me touches ou des trucs comme ça, tu vois ce que j'veux dire ? Moi ça me met mal à l'aise et ça me perturbe.
- Oui, je m'en doutais. Mais ce que j'voulais te dire, c'est que, tu vois, j'aime pas trop quand on me refuse quelque chose.
- Oui et alors ?
- Ben quand je te demande de sortir avec moi et que tu refuses, ça me fait pas plaisir.
- C'est sûr, ça ferait plaisir à personne, mais j'y peux rien.
- Si. Tu peux accepter.
- Oui. Mais je veux pas sortir avec toi. Donc, que ça te fasse plaisir ou non, je sortirais pas avec toi. Désolée, mais c'est comme ça.
- Pardon, j'vais le dire autrement. Tu dois accepter.


-- Elle rit nerveusement. Qu'est-ce qu'il lui a dit ? Elle « doit » accepter ? Et c'est quoi ce regard menaçant ? Ça lui plait pas trop... Elle soupira et réfléchit rapidement. Il allait quand même pas la forcer à sortir avec lui !

- Arrêtes, j'aime pas ce regard.
- Alors, t'acceptes de sortir avec moi oui ou non ?
- Dis donc t'as le cerveau lent. N o n.
- Je crois que t'as pas compris où je voulais en venir.
- Non, j'ai très bien compris. Tu me menaces. C'est toi qui a pas compris où je voulais en venir. Je ne veux pas sortir avec toi. C'est clair ?
- Je vais devoir procéder autrement. T'es longue à la détente toi on dirait, hein ?


-- Il lui attrapa le poignet et commença à le tordre tout doucement. Elle tenta de se dégager et lui lança un regard paniqué.

- Lâches mon poignet, James. Tu me fais flipper.
- Sors avec moi.
- Je t'ai dis de lâcher mon poignet.
- Et moi je t'ai dis de sortir avec moi,
sourit-il en le lui tordant un peu plus.
- Aïe ! Putain mais t'es complètement taré ! Lâches moi !!
- T'es sourde ou quoi ?!
hurla-t-il.
- Ok alors maintenant j'en ai vraiment marre. Tu me lâches ou je hurle.
- Et si je te...
- T'as entendu ce qu'elle a dit ? Lâches la.


-- C'était Tom, Bill à ses côtés. Il lança un regard noir à James. Bill s'approcha de lui, mais Tom le retint. Il semblait très en colère et prêt à le frapper. Justine se mit debout mais James la tira violemment et elle retomba par terre. Elle se fit mal au genou.

- Tiens, voilà les jumeaux tapettes.
- Va te faire foutre. Lâches la ou je m'occupe de toi !
- Arrêtes Bill,
tenta de le calmer Tom, il va la lâcher ça sert à rien de t'énerver.
- Et qu'est-ce qui te fait dire que j'vais la lâcher ?


-- Justine continuait de se débattre. Elle en avait vraiment marre. Pourquoi James voulait-il la forcer à sortir avec lui ? Elle ne comprenait pas. Comment pouvait-il être aussi méchant ?

- James... Pourquoi t'es aussi méchant avec moi ?

-- Les trois garçons firent des yeux étonnés. James la regarda du coin de l'½il puis baissa la tête. Il réfléchit un moment puis finalement, il la lâcha.

- C'est bon, j'la laisse tranquille votre copine.

-- Il se leva puis partit sans même se retourner, la tête basse, l'air triste. Bill se calma aussitôt et la prit dans ses bras. Elle rougit puis le repoussa doucement. Tom se contenta de poser sa main bandée sur la sienne en lui souriant. Bill mit sa main sur le genou où elle s'était fait mal et frotta la terre.

- Ça va ? T'as pas trop mal ? s'inquiéta-t-il.
- Non, non... Merci.
- Pourquoi ? On a rien fait nous, à part lui dire de te lâcher.
- Je sais, mais vous êtes intervenus. C'est déjà beaucoup. Alors merci.
- On a fait ça parce qu'on t'aime bien,
sourit-il.
- Oui parce que sinon on t'aurait laisser te faire tabasser hein, plaisanta Tom.

-- Justine éclata de rire. Elle eut subitement envi de les prendre dans ses bras, alors c'est ce qu'elle fit. Elle les prit tous les deux dans ses bras et respira leurs parfums. Tom mettait du parfum pour homme et Bill avait la douce odeur du talque pour bébé... Elle leurs sourit en fronçant son petit nez puis partit rejoindre ses amis, les yeux pétillants.

- Elle est trop craquante.
- Moi, j'la trouve adorable.
- Je rêverais d'une petite s½ur comme elle.
- Pour une fois que tu rêves pas qu'elle soit dans ton lit,
sous-entendut Bill.
- Pour une fois que tu tombes amoureux, sous-entendut Tom à son tour.
- Ca veut dire quoi ça « pour une fois que tu tombes amoureux » ? C'est quoi le sous-entendu ?
- Et toi « pour une fois que tu rêves pas qu'elle soit dans ton lit », hein ? Tu insinue que je suis un tombeur ?
- Oui. T'en es un.
- C'est pas de ma faute si les filles sont dingues de moi quand même.
- ...
- Quoi ?
- T'es irrécupérable, Tom.


-- Ils éclatèrent de rire. Tom avait dit vrai, encore une fois. Bill n'était jamais tombé amoureux. À vrai dire, il était tellement romantique et sensible qu'il attendait la fille. Celle qui ferait battre son c½ur par le simple son de sa voix ou le ferait s'emballer par un simple regard. Celle qui hanterait ses pensées et ses nuits. Celle qu'il aimerait comme un fou. Il se demandait si la fille n'était pas Justine. La nuit dernière, ils avaient beaucoup parler, de tout et de rien, et notamment d'amour. Beaucoup de garçons lui avaient déjà demandé de sortir avec elle, mais elle avait refusé à chaque fois. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle refusait. Peut être parce que pour l'instant les garçons ne l'intéressaient pas vraiment. Dans le noir, il avait eu la folle envie de la prendre par la main, mais il s'était retenu, de peur que ça ne mette un froid. Ce matin-là, à peine s'était-il levé qu'il avait pensé à elle et dès qu'il l'avait aperçue il n'avait pu s'empêcher de la regarder. Et lorsque, en cours d'allemand, le prof avait fait cette remarque tout haut, il avait violemment rougi, et, heureusement pour lui, Justine n'avait pas entendu puisqu'elle dormait. Oui, décidément, Justine était vraiment irrésistible et il se demandait quel genre de sentiment il avait pour elle.

Le soir, peu après 22h...

-- La porte des toilettes s'ouvrit en grinçant. Justine fit la grimace. Le bruit était absolument horrible. Un sourire illumina son visage et ses yeux pétillèrent lorsqu'elle reconnut la personne qui avait ouvert la porte.

- Je me disais bien que tu serais là.
- J'y suis tous les soirs, ou presque. Et, à vrai dire, j'espérais que tu viennes,
sourit-elle.
- J'espérais que tu sois là.

-- Il s'assit à côté d'elle, comme la dernière fois. Et comme la dernière fois, ils parlèrent une bonne partie de la nuit.



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# Posté le lundi 13 août 2007 12:45
Modifié le dimanche 06 juillet 2008 15:00